Esp 33

DAART – Angélique D’Anna

DAART – Angélique D’Anna

“Questionner, comprendre, penser, atteindre, reculer, revenir, creuser, associer, essayer, effacer, déchirer, s’acharner, se tromper, Recommencer“. Je dessine depuis qu’il m’est permis par la nature de tenir un crayon en main. Ce fut mon seul moyen d’expression jusque mes 6 ou 7 ans. Aujourd’hui encore, je pense que c’est ma façon la plus juste de m’exprimer. Pour autant, je n’ai vraiment cru en l’Art qu’à mes 15 ans. Je prends alors des cours de dessins académiques dans ma bourgade toulousaine, pour ensuite entrer au lycée dans une section d’Arts Appliqués. Un échec malgré l’obtention de mon bac : la forme au service de l’utile me sied très mal. J’entreprends alors des études d’Arts Plastiques aux Beaux Arts de Toulon. Grâce à beaucoup de mes professeurs et certains de mes camarades étudiants, j’explore sans relâche. En parallèle, j’intègre l’équipe de création d’un spectacle pour enfants dont je réalise les décors et les supports de communication. C’est mon tout premier emploi. Cette école est un vivier d’artistes dans lequel viennent régulièrement piocher les professionnels. Pour autant, je ne finis pas mon cursus et Paris me happe l’année suivante. J’intègre alors quelques mois la Sorbonne, mais je m’en lasse rapidement. J’expose ensuite en Ile de France puis sur Paris toujours sans grande satisfaction. De nouveaux médiums suscitent en revanche mon intérêt : écriture, musique, chant, cinéma, animation, théâtre… Mes amitiés se construisent exclusivement autour de la sphère culturelle downtown (NYC langage), mais je ne m’y sens pas complètement à l’aise. En 2015, je découvre les clubs rock parisiens et prends part à l’organisation d’événements, dont je conçois également les affiches. Le rock devient pour moi porteur des messages qu’il me taraudait d’exprimer depuis l’adolescence, que j ’échouais alors à mettre en image. En 2017, je découvre les lieux alternatifs de création (dits “squats”, pour certains) dont le plus connu reste le 59 Rivoli, et dans le même temps celui de l’art urbain : SEE, ACE, DEBZA, KZPER… À nouveau des actes politiques, auxquelles se greffent aussi des revendications socio-culturelles. Je réside un an à l’Espace 33, et y expose à plusieurs reprises, seules ou en collectif. L’hybridité des pratiques artistiques deviennent, pour moi, porteuse d’une nouvelle façon de créer (certes) mais aussi une nouvelle façon de penser la société commerciale et son rapport à l’Art. C’est pourquoi je crée FAA’, une société de production participative de spectacle vivant, qui mettra l’art au centre de ses intérêts, ainsi que l’aide et l’accompagnement des publics dits “vulnérables”. Ces acteurs interviendront sur les étapes de conception et création de certaines parties des projets produits ; décors de spectacle, costume, scénographie, etc.

,

Project Details